L'activisme selon l'AJAS

La vision de l'activisme (militantisme) de l’AJAS correspond parfaitement à la conception qu’en a Tom Regan cité ci-dessous:

 

“Au niveau pratique, je crois que la plus importante des choses que peut faire un activiste, c'est de tenter d'être le porte-parole des animaux, et de l'être avec humilité, sans mépris ni dédain. Il ne s'agit pas de mépriser celui à qui vous parlez, même s'il n'est pas pour les droits des animaux ; il s'agit de l'aimer, d'affirmer son humanité. C'est ce que je dis aux militants : c'est à quelqu'un que vous parlez. Et peut-être, ce quelqu'un ignore ce qui arrive aux animaux ; ou alors, il en sait un peu, mais pas beaucoup ; ou il en sait pas mal, mais il s'en fiche ; ou cela le préoccupe, mais pas assez pour qu'il fasse quelque chose. Reculez d'un pas, et regardez : cette personne en face de vous, c'est aussi celui que vous étiez - tous, nous avons été cette personne-là. Moi-même, adolescent, j'ai été apprenti-boucher ! J'étais sourd à leurs cris, aveugle à leur souffrance.

C'est cela que je veux dire, quand je dis qu'il faut confirmer l'humanité de celui qui est en face. Si nous nous mettons en colère, si nous lui parlons avec dédain, alors nous l'aliénons, et nous aurions mieux fait de nous taire. Il arrive que les militants des droits des animaux soient le pire ennemi des animaux. L'espèce de mentalité « police végan », cela ne m'intéresse pas. Tout ce que je veux, c'est amener une personne à faire juste une chose, une seule chose. Aller acheter un shampoing qui n'a pas été testé sur animaux. Si elle le fait, elle fait un premier pas, elle a réfléchi ; et alors, de mon point de vue, elle est devenue une militante. Elle a rejoint le mouvement des droits des animaux. Le premier pas entraîne un deuxième, et alors, on est impliqué dans le mouvement.” in “Interview de Tom Regan”, interrogé à Milan par Karin Karcher, David Olivier et Léo Vidal, Les Cahiers Antispécistes, n°2,1992.


« À mon avis nous devons nous engager pour la protection des animaux et cesser complètement de manger de la viande. Je le fais moi-même et c’est ainsi que bien des personnes deviennent attentives à ce problème qui a été posé si tard ».Albert Schweitzer, médecin, prix Nobel de la paix